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le cyborgien

Sans snobisme, entre voyage dans le temps et à travers les genres, le Cyborgien tente d'agrandir votre regard.

29 Aug

The Vampire Diaries : un nouveau chapitre commence...

Publié par COTE André  - Catégories :  #The Vampire Diaries, #CW, #fantastique, #teen show, #Kevin Williamson, #Julie Plec, #Caroline Dries, #Ian Somerhalder, #Nina Dobrev

 

 

 

Pour une série à succès, une 5e saison est un peu l'heure de la remise en question. Si le renouvellement des contrats n'y est pas étranger, c'est surtout le souci de conserver le statut de « valeur sûre » qui amène cette introspection créative. De ce fait, en l'espace de 4 ans, The Vampires Diaries s'est imposée comme la série-phare de la CW, celle que la chaîne met bien en avant en vitrine, en tête de gondole. Il est donc tentant pour les auteurs de transformer ce qui était au départ un teen show opportuniste en rampe de lancement pour une nouvelle franchise-univers. A partir de là, la question est de savoir dans quelle mesure une potentielle spin-off peut cohabiter avec sa série-mère.

 

 

 

 

 

En effet, il est difficile pour un producteur de ne pas tenter de capitaliser sur un succès. La tâche est difficile puisqu'il convient de bien répartir les domaines respectifs afin qu'aucun des shows n'empiète sur l'autre. Lorsqu'une série a déjà 4 saisons derrière elle, cela devrait se faire sans heurt : si les bases ne sont pas solides depuis le temps, c'est qu'il y a un problème quelque part. Mais sachant qu'une spin-off, The Originals en l'occurrence, évolue en parallèle, ceci peut expliquer beaucoup de choses sur certains aménagements, comme l'arrivée de nouveaux fils conducteur et de personnages, autrement dit, une nouvelle dynamique qui peut déconcerter le public des premières heures.

 

Ainsi, The Vampires Diaries s'est toujours focalisé sur des humains (adolescents) découvrant et évoluant au milieu des vampires et autres créatures mythologiques, comme des loup-garous et des sorcières. Tout ceci dans la petite bourgade de Mystic Falls. L'autre série, The Originals, repose elle, sur d'autres vampires régnant, eux, en maître sur leur ville, la Nouvelle-Orléans. Les personnages de The Vampire Diaries sont donc déjà caractérisés (du moins, il devrait l'être) et le parti-pris est bien défini. Lors de cette saison, il n'y a que le décor qui aurait dû changer : nos personnages se retrouvent désormais à l'université, l'ambiance bucolique et mystique étant dévolu à The Originals.

 

 

 

 

 

Ce changement de cadre aurait dû se faire sans dommage, or, en se faisant, les scénaristes mettent à jour bon nombre de lacunes. The Vampire Diaries reposent beaucoup sur son trio en vedette et son atmosphère justement. Si mettre en danger la dynamique du trio en vedette est une bonne idée pour conserver un minimum d'intérêt au show (l'un des trois est porté disparu, sa recherche est même le premier arc narratif), l'ensemble peine à trouver ses marques : les menaces n'ont que peu d'impact et se dénouent en l'espace de 2 à 3 épisodes, alors qu'elles devraient conditionner toute la saison. Et puis bon, les morts sont bien trop vite oubliés, rendant les personnages presque antipathiques : comment s'attacher à eux alors qu'ils rayent si facilement de leur mémoire leurs proches (c'est une véritable hécatombe à ce niveau) pour pouvoir profiter de la prochaine soirée étudiante.

 

Ce que l'on remarque surtout, ce sont les éléments appelés à devenir le fil conducteur. Ces derniers prennent trop de temps pour se mettre en place, trahissant, de ce fait, le manque de préparation des scénaristes (du moins, c'est l'impression que cela donne). Bon, je l'avoue, l'axe dramatique qui prend forme est susceptible de donner le second souffle tant attendu : on sent que les auteurs lorgnent maintenant du côté du Blade de Stephen Norrington. Mais ce temps d'acclimatation paraît être le reflet d'un problème d'organisation en coulisse : encore crédité au générique, Kevin Williamson est parti depuis un moment, créant The Following par exemple ; Julie Plic, en poste depuis le début, se retrouve à gérer deux séries en même temps en tant que showrunner (sans compter qu'elle est aussi productrice d'une 3e, The Tomorrow People, même si sa participation y est très limitée), en fait, il semblerait que ce soit Caroline Dries, promue executive producer cette saison (elle n'était « que » co-executive producter auparavant), qui tienne les rênes de la série désormais.

 

 

 

 

 

Il en résulte un début de saison bancal. Nous sentons que les scénaristes tentent doucement de changer le visage de The Vampire Diaries, mais ils le font d'une manière bien laborieuse : une péripétie renverse l'antagonisme Stefan/Damon, mais l'élément en question permettant ce basculement est un des rebondissements les plus éculées des séries télés. Sans compter que cela fait perdre de sa superbe à Damon qui n'est vraiment plus le bad boy des débuts (Ian Somerhalder n'est pas à l'aise dans la peau du « gentil garçon »), alors que Stefan n'a décidément pas le même charisme que son frère (Paul Wesley se force à imiter son partenaire... et ça ne lui réussit pas beaucoup). Quant à Elena, elle gère si bien ses pulsions vampiriques qu'elle semble être redevenue celle qu'elle était avant sa transformation. Au point que l'on peut se demander ce que lui a apporté son évolution l'an passé.

 

Même du côté des personnages secondaires ça coince. Si chacun a son propre arc narratif qui devrait permettre à la saison de rebondir aisément, à chaque fois que cela tourne autour du trio (le vrai centre névralgique de la série), les trois quarts du cast se retrouvent, au mieux, avec une présence anecdotique, au pire, éjectés du show. Le plus amusant, c'est que ce point ne cause pas véritablement de souci : beaucoup de nouveaux personnages n'arrivent tout simplement pas à faire oublier les absents. En fait, on touche ici la limite des séries CW où les choix dans le casting sont coulés dans le même moule. Donc, au mieux, on remarque une volonté pour rectifier le tir des années précédentes (ce que les scénaristes ont raté avec le premier personnage, ils vont tenter de le faire avec le petit nouveau), ou au pire, un simple décalque : si le petit nouveau en question à la même fonction, tant qu'à faire, si l'acteur pouvait avoir un faux-air avec son prédécesseur, ce ne serait pas plus mal.

 

 

 

 

 

 

Désormais, il ne reste plus qu'à voir si les scénaristes arriveront à se dépêtrer de toutes les situations rocambolesques où ils se sont mis. En fait, les lacunes en question proviennent sans doute d'une mauvaise prise en main de la série. Cette saison 5 est un peu une phase de « recréation » pour The Vampire Diaries, mais la rupture n'est pas nette et se veut dans la continuité. Le sentiment de flottement se ressent au sein même des acteurs : Nina Dobrev semble jouer ses deux rôles... de la même manière, tandis que les autres se contentent des mêmes tics et mimiques dans leur jeu. Il s'agit de dommages collatéraux suite au lancement de la série dérivée, il suffit d'espérer que les scénaristes parviennent à utiliser les quelques pistes qu'ils ont implantés ici et là pour mieux rebondir. En somme, le lot de tout feuilleton au bout de quelques saisons au compteur.

 

Photo Credits : CW

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